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LE CRI DU CHARBON
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Seule l'esp​é​rance est violente

by MIRABO

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  • Compact Disc (CD) + Digital Album

    + livret 12 pages / artwork by Mariniaks

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1.
DE TOUS LES DIABLES Du fond du miroir l'égo se marre du syndrome qui altère la vision des travers. Nos frasques perverses, nos écarts délétères, on s'en délaisse sous couvert du transfert. Les fonds de tiroirs eux mêmes se tarent du déni du devoir d'endosser ses déboires tout n'est que prétexte au plus vil des réflexes d'incriminer sans cesse l'objet du complexe De tous les diables je te fais l'émissaire plutôt que d'être assez large pour évoquer l'enfer Dans les mâchoires de l'étau je m'invente le bourreau Le bel exutoire oblige à croire au répit provisoire des remords en mémoire. Ma focalise sur un être qui symbolise Le profil du rival devient mon dédale Plutôt que d'être l'otage de mes propres ravages Plutôt que d'être la cage étroite de mes blocages Je dresse la mécanique sur l'aversion chronique D'une colère endémique au seuil critique. De tous les diables je te fais l'émissaire plutôt que d'être assez large pour révoquer l'enfer De tous les diables je te fais les misères pour te sentir coupable des maux de la terre... Dans les mâchoires de l'étau je m'invente le bourreau
2.
MÉCANIQUE IMMUNITAIRE Je suis l'orfèvre au piège de ses rouages le tributaire d'une mécanique immunitaire Je suis de paire la victime, le vandale de l'engrenage d'une mécanique immunitaire.
3.
LA MÊME CHOSE Comme sa voix est sereine, Comme son allure est pleine, Elle émerveille C'est belle et bien elle. Pour elle qui garde en mémoire tous ces instants anodins qui font l'humeur d'une époque, qui font l'attrait du chemin. Pour elle qui s'était jurée sur la voie du commun dans ses clameurs désinvoltes et sous son air de rien. Se trouvant nez à nez avec l'oeuvre incarnée d'un coup du sort acéré qui ne pourra s'oublier, Elle est allée chercher cette force inespérée qui l'a faite si sereine, C'est belle et bien elle. Belle et bien ça n'est plus la même chose, ce n'est plus la même. -Les humeurs passent mais la sienne est tenace - C'est elle, qui a fait le lien entre l'éminence noire d'un désordre kafkaïen Et celle, qui d'un tour de main tombe les tours d'ivoires pour laisser parler l'instinct. Elle est désormais de celles qui naviguent aussi bien sous le plus dur des orages que sur un fleuve olympien. Quand on regarde bien on trouve sous sa peau neuve une certaine fragilité, à toute épreuve ! ça n'est plus la même chose, ce n'est plus la même. C'est belle et bien elle ! Elle, c'est elle la force sereine Elle, pleine, sous le joug du réel Elle, c'est elle, elle est merveille Elle pleine qui emmène
4.
Qu'un 04:19
QU'UN Comme la violence s'expose Et éveille la psychose Les tragédies qui nous malaxent, Creusent l'ambage sous la cuirasse. - Je veux me faire une place Côté pile c'est l'arrogance qui s'empile Suprématie de la confiance Et l'excellence en fer de lance ; Mais quand en face pointe la fuite De l'ignominie dans la glace C'est le recours à la mort subite. Mais comment n'être qu'un Entre le trop, entre le rien Comment naître qu'un Dans tous ces cris que je retiens. Je me tiens dans ce brûlot manichéen Et je me crains, entouré de zéro et un je ne vous cacherai rien. sombre furie pour certains. et pour d'autres pauvre pantin. quoi qu'on en dise je ne pourrais être qu'un ! C'est la paresse et la peur Qui nous poussent à l'erreur On dévore le censeur De son for intérieur. Possédé par les moeurs Du tout inquisiteur Le penchant du voyeur A pris le corps. Ravalez vos sornettes Et creusez les idées J'ai du oser l'effort Et je meurs et je mords. Élargissez vos faits à l'ambiguïté C'est pourquoi je m'inquiète ! Comment n'être qu'un ! Je deviens ce que je vois du monde...
5.
PREMIÈRE ÉMISSION Première émission Première sédition Mouvance salutaire qui s’amorce Forte de l’aplomb volontaire Qui fait notre écorce Pour taper du poing Les cinq doigts de la main Ne doivent plus faire Qu’un Trouvez dans l’instance L’évidente déviance Portée par l’erreur D’un commun accord D’une prosodie sincère Proposer le sens De la folle véhémence A pencher la balance Première émission Première sédition Crier / Relayer / Ne pas oublier ! Que toutes nos voix portent Le manifeste, La fin d’une époque. La foule en marée pour incarner l'idée De tenir l'effort, conjurer le sort. C'est à portée de main... Que toutes nos voix portent Le manifeste, La fin d’une époque.
6.
Debout 05:03
DEBOUT A regrets, ma chair a cessé de trembler Mes repères se sont réaffirmés J’ai repris les rênes de ma virée solitaire Et je vous dis à jamais Je m’en vais J’ai saisi qu’hier était la dernière Quand nos cieux se sont couverts d’un linceul convenu De trois pas en arrière j’ai aussitôt découvert Que mes sentiments les plus clairs sont ceux d’un étrange déchu Devenons sincères, notre ardeur s’est envolée On se lasse hélas même du plus doux des baisers J’ai pris ce qu’il me reste de sérénité Afin de défaire de notre sort amouraché Je m'en vais A jamais Désolé, ma chère, mais j’ai su me relever Vos mystères, ne me sont plus d’aucun effet J’ai aimé, il est clair, tomber à vos côtés Mais cette ère, est à jamais achevée Je m’en vais, A jamais. Mais soyez, mon absente C’est la dernière attention que je vous laisse avec aisance Et veuillez, par décence Ne plus me rattraper car je me tiens désormais Debout,
7.
A.H.V. 02:40
A.H.V. Appel en transe pour l'audience d'un message ordinaire qui va et dégénère. J'ai cru tenir le silence mais l'appel me démange et j'ai toujours deux ou trois sentences à achever ! Notre dernière danse s'est finie sans outrance Dans le souci de plaire aux cannons des vers. Mais il y a comme un goût de rance dans l'idée qui balance Qui incite à défaire la plus folle des lanières ! Le prix d'un miroir aux alouettes S'inscrit au plus profond de la tête Même si vos allures reflètent L'esprit des doléances guette ! Terminé les ententes ! Terminé les conquêtes ! Terminé les formats ! Terminé les prophètes ! Laissez moi terminer ! Laissez moi terminer ! Encore un pamphlet à achever ! Et autant de pénitences... Vous ne m’arrêterez plus jamais. A achever !
8.
Voraces 04:03
VORACES Quoi de plus facile s'il le faut Faucher l’excédant dans mes élans et sursauts Sauter les étapes, taper beaucoup trop haut Ôter tout le tact acter le jour de notre échafaud Faute de miracle, racler au fond des amphores Formole et phosphore forçant des dons à éclore Et clore au premier acte, racketter le meilleur Heurter leurs sonates à toutes les failles de nos corps. Corrompre l'esprit prisé par nos pères Perdre la folie lisière de nos terres Taire les cris, cribler les mots modelés Laisser filer les trésors aux rythmes des succès Esquisser une âme, amoindrie par l'entame amorcée par l'embardée Des violences encensées et silences lancinés, Négligentes entités, terrifiantes antinomies ! Voraces ! Vos excès vous affament A mille bornes au large Générez de l’infâme ! Voraces Tirer sur la corde et révéler son audace Pousser dans les cordes la moindre menace Jouer sur la corde des mots qui vous glacent Tirer sur corde sans voir qu'a l'autre bout Balance ton cou !
9.
L'usure 04:14
L'USURE J'ai un trou dans la poitrine voyez je prends le vide; On me voit tout au travers je laisse passer la lumière. On m'a arraché le coeur privé d'un intérieur dénué de la ferveur qui m'anime. Mais ça n'a plus d'importance elle est passée ma chance ça n'a plus d'importance j'irai crever en silence Car c'est au fur et à mesure que je l'ai eu à l'usure. Au fur et à mesure que s'est creusée la fissure. C'est vrai que j'ai passé mes nerfs à tout foutre par terre, c'est vrai que j'ai donné des heures à échafauder mes tords, et pour chacune de ces secondes c'est une partie qui s'effondre de la magnanime muse cariatide. Mais ça n'a plus d'importance elle est passée ma chance ça n'a plus d'importance j'irai crever en silence Car c'est au fur et à mesure que je l'ai eu à l'usure. Au fur et à mesure que s'est creusée la fissure. Une guerre s'achève aux tords de l'oppresseur. Le sort s'acharne et tord dans la douleur de tenir le vacarme des silences qui nous rendent seul !
10.
A L'ENCRE DE CHINE A l'encre de Chine je désire encore nos rêves unanimes dans de furieux décors Dans l'ombre d'un père les devises, les colères souvent se ravisent se font si légères J'ère A l'encre de Chine Le bout de mes lignes finit par m'extraire tête la première L'ombre en lumière Sombre, se libère Si c'était à refaire Je saurai m'y plaire Dans le parfum d'érable Des chemins improbables Ravivent l'essence Des folies de jouvence Quand au bout des pages blanches - ne s'épanche Que l'innocence des vers - de Prévert Les mots qui dérangent - et tranchent Se perdent si loin derrière Au bout de l'échine - s'alignent Les frénésies futiles - et l'exil Qui me poussent à m'extraire - pour me faire père L'ombre en lumière Sombre, se libère Si c'était à refaire Je saurai m'y plaire
11.
LA GUERRE DE TRACHÉES C'est la guerre des trachées, Quand les voix sont lâchées C'est la guerre des trachées, Quand les chants sont fauchés Je replace les appâts Je recentre les débats, Je déclasse les apparats Je décide de l'éclat Je déplace les enjeux Je fait ce que je veux Je suis l'accroche et la perte Je suis la fin et le début de l'alerte Je suis la colère qui gronde Je suis le poids des représailles Je suis la pierre et la fronde Je suis le bruit de la bataille J'arme les corps J'aiguise les pensées Je suis la voix du plus fort Je suis le cri de l'opprimé D'un côté comme de l'autre, j'ai le sang de mes apôtres. Je n'ai pas de camps, gagnants et perdants grossissent mes rangs. Nous sommes terre éphémère, En proie aux revers Nous fiers, téméraires Stoïques volontaires. La bataille, ne se joue plus au poing notre attirail tient dans la somme de nos liens ! Je suis le oui, Je suis le non Je suis d'ici, on ne connaît jamais mon nom. Je met le feu aux poudres Je désamorce les crises Je suis là pour en découdre Ma fin justifie la mise Subissant l'onde arrière de nos idées guerrières, accrochés à nos guerres... On s'empêtre dans nos glaires, c'est la théorie des cordes, c'est la guerre des trachées... A l'ombre des cimes, je nous imagine, tellement mieux, tellement vieux... baignant dans la paix, bercés par nos choix baignant dans la paix, lâchés par nos voix. C'est la guerre des trachées Quand les voix sont lâchées C'est la guerre des trachées Quand les chants sont Fauchés Je suis la voix La bataille, ne se joue plus au poing notre attirail tient dans la somme de nos liens !

about

''Seule l'espérance est violente"
Premier album de MIRABO réalisé par Olivier DEPARDON.
[Le Cri Du Charbon / MVS - Anticraft]
Sortie nationale le 5 décembre 2011.

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released December 5, 2011

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MIRABO Saint Étienne, France

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